Le 11 mars 2004, j’étais à Salamanque. J’ai reçu la mauvaise nouvelle vers 11 heures. Ce nombre est maudit.
Quand j’ai appris qu’il y avait eu un attentat à Madrid, j’étais dans le local de l’association que j’ai présidé, l’Association des étudiants de Sciences Humaines. Tout à coup, une des membres est devenu très nerveuse. Ma soeur ! Ma soeur ! Au début, je n’arrivais pas à comprendre. Après, je me suis rende compte. Sa soeur était la présidente des étudiantes de l'Université de Salamanque. Elle était censée aller au Congrès national des étudiants de Murcie. Cependant, elle devait prendre le train depuis Madrid à huit heure trente le vendredi. Rapidement, on a essayé de la contacter mais comme on n'a pas pu, nous sommes allés chez le directeur de la faculté. Il nous a recommandé d’attendre des nouvelles. Mon amie ne pouvait pas attendre. Sa soeur pouvait être blessé. Nous sommes allés à l’Association. On a allumé l’ordinateur et on a fait des appels aux urgences de Madrid, les hôpitaux, le numéro que la télévision donnait pour les informations... Aucune réponse. Mon amie a décidé de partir chez sa mère pour la calmer. Je l’ai promis à cet instant de faire des appels jusqu’à trouver une nouvelle de sa soeur. Néanmoins, la seule réponse que j’ai eu, c’était la confusion.
Finalement, vers 16 heures mon amie m’a téléphoné. Sa soeur était apparu à la télévision. Elle racontait qu’elle était dans le dernier train parti de Madrid avant les bombes. Elle ne pouvait pas appeler sa famille avant parce que le réseau ne marchait pas. Elle était saine et sauve.
Hier, le jugement des « possibles coupables » des attentats a commencé. Tout le monde espère que la justice fonctionnera correctement. Un jugement juste pour tous, pour les victimes, pour les accusés et pour tous nous, toutes les personnes qui n’oublieront jamais la douleur, les images, la perte des personnes... Moi ce jour- là, je n’oublierai pas que la catastrophe aurait pu être même encore pire. J’étais étudiante universitaire quand l’attentant est arrivé. Milles des étudiants auraient pu prendre ce train pour aller à l’Université. Mais le hasard a fait que ce jour-là, la plupart faisait la grève. J’ai beaucoup d'amis qui se sont sauvés cependant il y a 191 qui ne pourront jamais dire la même chose.
Macarena Rodríguez
IN MEMORIAM 


