Le député allemand Hans-Gert Poettering, président sortant du groupe PPE-DE, occupera la fonction de président. Cependant, aujourd’hui ce n’est un scoop pour personne puisqu’il y a un accord entre les deux principaux partis politiques. Moitié pour Borell (PSE), moitié pour Poettering. Je le sais par la manière d’annoncer la session parlementaire sur le site web officiel du Parlement Européen. Tout dépend de la langue dans laquelle nous cherchons les informations. Hier j’ai regardé le site en espagnol et j’ai été contrariée d’apprendre qu’il n’y aura pas de surprise aux élections au Parlement parce qu’il y a un accord. Mais aujourd’hui je me suis aperçue que la section francophone du même site ne dit rien sur l’accord. Prise d’une terrible curiosité, j’ai regardé la section anglophone, italienne et portugaise. La conclusion est que les italiennes et les espagnoles ont mentionné l’accord, mais les anglais, les francophones et les portugaises ne l’ont pas fait. Malheureusement, je ne suis pas polyglotte pourtant je ne peux pas vérifier les autres langues. Tout ça pour raconter que, pour une partie des européens l’élection de Poettering s’est déroulée d’une manière démocratique. Pour l’autre, il s’agit d’un accord entre partis politiques. En résumé, peut-on dire que l’Union Européenne n’a pas un déficit démocratique ? Ça dépend de la langue qu’on parle.
Alors, pourquoi faire une session parlementaire ? Pour justifier peut-être l’aspect démocratique du Parlement. En fait, il y avait trois candidats de plus mais, seulement Monica Frassoni (Co-présidente italienne du Groupe des Verts/ALE) a obtenu les voix suffisantes pour faire parler d’elle. De toute façon, il n’y a rien à dire parce que tous les partis politiques sont d’accord avec l’élection du nouveau président. Personnellement, je dois féliciter aussi au Monsieur Poettering pour avoir réussi à mettre d’accord tous les politiques. C’est déjà un triomphe !
Par Macarena Rodriguez
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L'Européenne de la semaine
Joie de vivre à l'Espagnole
Fraîchement débarquée en Belgique, la jeune espagnole goûte aux joies de l’Europe et au bonheur de quitter le cocon familial.
Immédiatement on pense à ce tube de l’été qui en son temps fît se tourner les têtes dans les campings : hééééé Macarena, tandis qu’on ne peut s’empêcher de mimer la chorégraphie qui nous rendait alors si sensuels (sic). Pourtant, son prénom, cette pétillante brunette le porte fièrement. Elle s’appelle Macarena, Macarena Rodriguez, en hommage à la sainte vierge de Séville. Elle est née il y a 24 ans dans le petit village d’Avila, en plein centre de la péninsule ibérique, aînée d’une fratrie de deux filles aux tempéraments bien trempés, mais différents. Alors que sa s’ur est déjà dans la vie active, Macarena poursuit ses études, commettant même le sacrilège de franchir les Pyrénées. « Chez nous la famille c’est très important, on ne peut pas la quitter comme ça », confesse-t-elle mi nostalgique mi soulagée.
Photo: Avila en hiver.
Après cinq années passées à Salamanque à étudier le journalisme et la communication audiovisuelle, Macarena se sent à l’étroit et ressens le besoin irrépressible de voir autre chose. C’est sur Bruxelles que la jeune ibérique jette son dévolu, elle qui voulait apprendre le français. La demoiselle n’a pas de plan de carrière prédéfini, elle réagit à l’instinct. « Si je dois consacrer huit heures par jour à mon travail autant exercer une activité qui me passionne ». Exit donc son projet d’enseigner le journalisme, cap sur le métier de correspondante de presse. C’est que la fougue n’est pas la dernière qualité de la jeune fille, qui décroche les stages comme on enfile des perles.
On retrouve Macarena qui collabore à Radio Alma, une fenêtre de Méditerranée ouverte sur les ondes belges. Elle va et vient à travers la capitale européenne, dégote des sujets insolites, obtient des interviews originales et rencontre l’amour en la personne de Juan, un technicien italien parfaitement à l’aise dans la langue de Cervantès. Idéalement, les deux tourtereaux se verraient bien habiter à Barcelone, la cité cosmopolite par excellence mais « pour l’instant ce n’est qu’un rêve, c’est une ville très chère » regrette-t-elle des étoiles au fond des yeux. Rien ne presse, Macarena a le temps, Macarena prends le temps de vivre.
Dans son DESS de journalisme, l’espagnole enchante ses camarades. Elle ne cherche pas à s’imposer, ce qui l’intéresse c’est plutôt de participer au débat en faisant entendre un son de cloche différent. « Ce que je peux apporter à la promotion ’ Je dirais une autre façon de travailler, un autre regard sur le métier de journaliste ». Humble et altruiste, Macarena se dit impressionnée par le contraste qui règne dans la capitale européenne, dérangée par la cohabitation quelque peu irréelle entre des joyeux quartiers peuplés d’Erasmus, de majestueux bâtiments dans lesquels se décide le futur de l’Europe et les poches de misère.
MARC LEIBA
Macarena, une simplicité latine qui séduit collègues et amis
Par Macarena Rodriguez
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Le président espagnol, Rodriguez Zapatero, a voyage en Turquie pour établir une relation plus fluide avec ce pays oriental. Il a donne son appui à la Turquie pour l’entrée dans l’ Union Européenne.
ZP, peut être, il parle mieux l’arabe que le français parce que nous savons tous que notre président est un polyglotte. Quand il a voyagé en France, il a parlé un français presque parfait avec Monsieur Chirac et pourtant, il a convaincu tous les français de dire « Oui » à la constitution. Encore un autre exemple, les conversations sur la guerre en Irak avec Monsieur Blair, en anglais bien sûr. Après ça, les anglais ont dit « Thank you, Mr. ZP », on va retirer les troupes d’Irak.
Nous savons tous la capacité polyglotte de notre président. A ce moment-là, il a presque convaincu le Président de la Turquie, Monsieur Tayyip, de laisser l’islamisme et se convertir au christianisme. Merci Monsieur Zapatero pour être le premier président espagnol qui parle à chaque un correctement en sa langue maternelle.
Par Macarena Rodriguez
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